L’adultère : entre adultes consentants

L’adultère : entre adultes consentants

Comme vous le savez, ce blog est sans tabou, et écrit dans un esprit de liberté et de légèreté. Et dans mes anecdotes, je partage mes histoires, mes expériences, et parfois aussi mes convictions, toujours sexy, mais toujours dans le respect de chacun également.

Il y a des sites de rencontre spécialisés dans l’adultère, et je voulais vous partager mon avis sur la question, en toute transparence. Pas sur les sites en eux-même, ça je le fais déjà ici, mais plutôt sur le principe. Que penser de l’adultère ?

Le problème quand on s’intéresse à ce type de sujet c’est que la morale est très proche, et le jugement jamais loin : ce qui ne fait généralement pas bon ménage avec une sexualité libre, ouverte et épanouissante.

Française et d’éducation judéo-chrétienne je crois pourtant que la sexualité doit être libre, joyeuse, enthousiaste : quelle que soit la pratique, l’essentiel c’est ce que vous ressentez.

Pour illustrer mon propos, je voudrais vous raconter deux anecdotes très personnelles :

Une aventure avec un homme marié, quand j’avais la vingtaine, et ce que j’en ai retenu.

J’étais toute jeune, j’avais vingt deux ans et j’étais le cliché de ce qui fait vibrer les hommes mariés et un peu perdus dans une union dont ils n’avaient pas assez pris soin. J’étais libre, audacieuse, aventureuse, je portais des jupes un peu courtes, et je n’étais jamais contre un petit coup vite fait…

L’homme qui tomba amoureux de moi s’appelait C. et … je ne crois pas que c’était quelqu’un de très bien. Mais j’étais jeune, et lorsqu’il m’a fait la cour je n’avais que faire de la bague qu’il portait à l’annulaire gauche. Je me disais que c’était son problème, sa responsabilité, et que je n’avais pas à m’en mêler.

Nous étions collègues et… nous avons profité, autant que possible, du luxe et des possibilités multiples qu’offrent ce statut. La première fois que nous avons fait l’amour ensemble, cela avait commencé comme une discussion absolument (pas) innocente. Nous papotions lorsque nous nous croisions, et il me relançait parfois par mail, ou par sms, après qu’il eut finalement obtenu mon numéro de portable.

Je me tenais dans la petite pièce de la photocopieuse, et nous avions déjà discuté par mail du fait que je ne portais pas de de collants, mais uniquement des bas. Il interrogeait la hauteur de ces derniers, et se demandait quel espace de chair restait libre entre le haut de mes bas et le bas de ma petite culotte.

Ce jour-là, nous nous sommes retrouvés tous les deux dans ce petit espace, tandis que j’imprimais quelques documents.

Il s’est approché doucement de moi et a fait remonter sa main doucement, du bas de mes cuisses jusqu’entre mes jambes. Il a embrassé doucement mon cou, tandis que ses doigts glissaient avec douceur entre les tissus de ma lingerie. J’ai senti le contact de ses doigts avec mon intimité et … le soir même, nous étions l’un contre l’autre, et l’un dans l’autre. Nous étions légers, je le croyais libre, il me savait aventureuse, nous avons beaucoup fait l’amour et trop peu parlé.

Ce fut le début d’une longue histoire.

Mais malheureusement c’est une histoire qui se finit mal, pour lui comme pour moi, car il tomba amoureux sans avoir pris soin de gérer son mariage en amont. Sans avoir songé à ce que ça lui ferait, sans avoir anticipé, sans avoir réfléchi à ce que l’adultère représentait. Et je me suis retrouvée engluée dans une situation qui me dépassait. Car même si je croyais que tout cela ne me ferait rien, j’avais tord…

Une dizaine d’années plus tard, je me suis retrouvée dans une situation similaire, avec un autre homme marié.

Mais cette fois, nous avons tous deux choisi de vivre différemment cette histoire. L’adultère reste difficile, quoi qu’on dise. Il y a souvent quelque part des regrets, des remords, de la culpabilité.

Mais lui, fut un homme qui compta énormément dans ma vie. Et nous avons tous deux pris de meilleures décisions : conscients des enjeux et des risques, mais dépassés par le désir entre nous, nous avons choisi de nous offrir l’un à l’autre pendant quarante huit heures.

Quarante-huit heures circoncises et … pas une de plus – ni une de moins.

Nous travaillions ensemble depuis plusieurs années, depuis toujours une belle collaboration , du respect, des rires, de la complicité. Il ne m’a pas fait la cour. Un jour, à la place, il m’a dit que s’il n’avait pas été marié, il aurait souhaité me faire la cour.

Nous venions d’inviter le désir dans notre relation.

Nous avons beaucoup parlé, et constaté comme nos peaux avaient beaucoup à se dire, elles aussi. Nous avons peu réfélchi, mais juste ce qu’il fallait :

Nous avons organisé notre adultère

Nous avons choisir un hôtel, une date qui collait pour nous deux, un lieu discret mais sensuel, et nous avons choisi de vivre cela comme une parenthèse.

Il a réservé l’hôtel, et a choisi la chambre qui s’appelait « Chifoumi » ; il m’a dit « J’ai pensé jeu de mains…. » Il m’a fait sourire.

Nous avons attendu plusieurs heures avant de nous approcher l’un de l’autre : nous avions toujours été attirés l’un par l’autre, mais nous n’avions jamais rien exprimé, rien vécu, rien partagé d’intime. Nous avions quarante-huit heures pour explorer ce que nous étions l’un et l’autre, l’un pour l’autre, l’un dans l’autre.

Au bout de plusieurs heures à parler de tout sauf du travail, il s’est approché de moi, doucement, amoureux. Il m’a dit « je voudrais juste… » et il a posé ses lèvres sur les miennes. Il m’a dit « Je savais que ce serait doux… mais je ne pensais pas que ce le serait autant »

S’en suivirent de longues et nombreuses heures d’amour.

De nombreuses années après ces quarante-huit heures, ce sujet entre nous est toujours sensible, même si nous ne nous voyons plus et que nous ne nous écrivons qu’aux anniversaires et pour Noël. Et lui qui est toujours marié ne me semble pas s’être trouvé dans cette situation plus heureux ou plus épanouis.

Même s’il y eut de la douceur et des orgasmes, la situation resta difficile.

Alors voilà pourquoi je voulais partager cela : l’adultère n’a pas à être jugé, notre vision du mariage est culturelle et nous sommes tous libres de vivre cela comme nous l’entendons. Mais notre éducation a la vie dure alors je ne dirai que cela : un adultère n’apporte son lot de joie et de plaisir que s’il est pleinement vécu et pleinement assumé.

Il n’y a pas de place pour la demi-mesure, car il n’y a pas de petite infidélité, et pas de petits regrets ni de petits remords.

Si vous êtes marié.e et que vous désirez quelqu’un d’autre : assumez-le, ne faites pas les choses à moitié. Soyez vous-même et allez au bout de vos convictions, que celles-ci vous incitent à la fidélité ou à l’adultère.

Il n’y a qu’une façon de jouir réellement au cours d’un adultère : c’est d’être totalement aligné avec vos actes. Si ça vous semble bon, OK, assumé : allez-y. Si ça vous semble injuste, si vous avez peur d’avoir trop de culpabilité et de remords : passez à autre chose. Si vous avez envie de pimenter les choses avec votre partenaire, votre épouse ou votre mari, il y a plein de choses à faire aussi !

Hm, je vous préparerai un petit article à ce sujet promis… 😉