Entre amour et liberté ?

Mes chéris, est-ce que je vous ai déjà dit que je vous adore ? Je suis toujours ravie de partager ici mes histoires, mes anecdotes et mes petites aventures qui croustillent… Un peu comme si je vous les confiais sur l’oreiller, vous voyez ?

Depuis peu, il me semble bien que j’ai passé un cap de ma vie amoureuse, de ma vie de femme – et de ma vie tout court, mais restons légers ici !

Depuis peu, en effet, même si nous sommes en automne 2020, qu’il y a un couvre-feu, et que la vie semble chaque jour difficile – je me réveille avec une joie gigantesque et relativement immuable qui colore mes journées.

Et par ailleurs, moi qui suis d’instinct portée par le corps et le désir… Laissez-moi vous dire que les jours derniers sont d’autant plus intenses.

Mon corps entier est en ébullition.

Et lorsqu’un geste ou un regard éveille mon désir, je me retrouve saisie d’un élan difficile à réfréner…. Alors bien sûr, il y a des chances que j’ai des choses à vous raconter ces prochains temps…

Mais ce bouleversement radical que j’ai vécu m’a aussi connectée à autre chose, que je souhaitais vous partager ici.

L’amour et le désir, la sexualité, l’intimité, aussi lumineux soient-ils, se ternissent dès que l’un des deux commence à attendre quelque chose de l’autre. Lorsque nous sommes célibataires, nous ne nous attendons pas à ce que notre petit crush rencontré en ligne nous aide à résoudre nos problèmes ou refasse la pression de nos pneus. Nous sommes autonomes, libres, nous prenons en charge notre propre bien être, et partageons alors des moments légers. Tout peut alors être une belle surprise.

Et pour autant, lorsque l’autre nous éveille, nous émerveille, nous attire pour tout ce qu’il est, pour tout ce qu’il donne comme vibration, et que l’amour grandit… il peut arriver que, malgré nous, on entraîne la relation en terrain miné. Et comme « la vie n’est pas un problème mais un processus : seule une vigilance de chaque instant nous permettra de nous accrocher à notre liberté » (Nikki Giovanni)

La liberté est nécessaire à l’amour comme au désir.

Une vigilance, une conscience, de chaque instant. Car la liberté est essentielle. Le nous ne devrait jamais empiéter sur la liberté du ‘toi’ et du ‘moi’, qui ne devraient jamais perdre leur liberté dans le duo. Prendre soin de ce « nous » comme on fait l’amour : avec attention, intention, en étant pleinement présent, et sans se perdre.

Cette citation, je l’avais déjà affichée dans ma chambre d’adolescente :

« Ce que tu aimes, laisse le libre. S’il te revient c’est qu’il est tien, s’il ne te revient pas, c’est qu’il n’a jamais été pour toi »

L’homme dont je parle quelque fois ici m’accueillait l’autre soir avec un bain chaud et un verre de gin, en ayant d’abord fondu sur mes lèvres et retrouvé toutes les formes de mon corps, qu’il connaît encore par cœur. Nous nous aimons en marge de notre couple. Lui et moi, nous avons quitté notre couple et étrangement nous nous rencontrons ailleurs. Dans une joie plus pure, et un désir continu.

Il m’a déshabillée sur le chemin qui nous menait à la salle de bain.

Un pull ici, un jean là, et nos baisers affamés nous ralentissaient avec gourmandise. Retrouver un corps qu’on aime est un plaisir difficile à contenir… Je suis penchée au-dessus de la baignoire, uniquement vêtue de ma petite culotte orange, et il fait claquer mes fesses avec douceur et fermeté. Et je lui offre toujours mes cuisses avec abandon, et tandis qu’il agrippe la chair de mon petit cul, je sens mon intimité qui s’ouvre et se gonfle de désir. Je me cambre un peu plus vers lui, et d’un doigt il glisse doucement en moi. Le plaisir est toujours une décharge…

Je sens sous ses doigts comme je pourrais jouir dans l’instant, autant que je jouis de l’instant, mais nous avons appris à faire durer le plaisir, à attendre, à nous déguster, nous régaler de la peau de l’autre… Tandis qu’il joue avec mes tétons qui se gonflent, je me recule doucement contre lui, jusqu’à caler mes hanches contre les siennes, guidant son sexe contre le mien. Il frôle, et frotte doucement, de sa queue tendue, mon petit clitoris gorgé d’envie de lui.

Le plaisir monte avec indécence.

Le plaisir semble irradier de tous les pores de ma peau…

Lorsque je prends sa main, c’est pour le guider à l’intérieur du bain déjà chaud et plein d’une mousse aérienne, dont les bulles semblent nous appeler à plus de légèreté. Debout, il se retrouve à hauteur de mes lèvres, et lorsque je le prends en bouche, je sens la décharge que ma bouche et ma langue lui envoient. Je sens la connexion et les vibrations qui nous parcourent. Je sens tout ce qui circule entre nous, et plus tard lorsque je jouirai dans ses bras et qu’il jouira dans ma bouche ce sera comme une boucle bouclée, portée par l’énergie et le désir qui refusent de se laisser mettre en cage.

Nos corps fondent l’un dans l’autre …

Et nos mains se cherchent sous la surface. Nos mains fouillent nos corps et nous partons chacun à la conquête de l’autre.

Dans notre vieux couple cela nous aura presque épuisé de nous interroger… « Qu’est-ce qu’il.elle pense …? Est-ce que ce que je fais c’est assez bien …? Pourquoi il.elle ne dit pas ceci, ne fait pas cela …? »

Alors que dans ce bain, il n’y a aucun doute, aucune question, et seulement la confiance absolue, l’abandon total de son corps au mien, et de mon corps au sien. Abandonnés lui comme moi dans la conviction complète que l’autre, de ses doigts qui nous fouillent, de ses lèvres qui nous serrent et nous caressent, de sa bouche qui nous dévore, ou de son sexe gonflé… nous fera jouir, encore et encore. Il n’y a pas de question.

Les seules pensées que je tolère dans ces instants, et qui me reviennent là maintenant, sont celles tournées vers tout ce que je veux encore lui faire

Si l’on arrivait à vivre comme on fait l’amour ?

« Ce que tu aimes laisse-le libre. S’il te revient c’est qu’il est tien. S’il ne te revient pas c’est qu’il n’a jamais été à toi. »


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